03.11.2009
Vendanges en Bourgogne 2009
3 / Première journée de vendanges
Nous sommes le jeudi 10 septembre, toute l’équipe des vendangeurs attend le signal du départ vers la parcelle. Nous partons transportés dans un fourgon vétuste encombré de seaux et de deux hottes volumineuses. Brinquebalés sans ménagement nous arrivons sur une parcelle légèrement pentue faisant face au mont Solutré qui se détache nettement des vignobles qui tapissent sa base. Jean et moi-même sommes attentifs aux recommandations qui nous sont données avant d’attaquer notre 1er rang. La vigne, agitée par la brise matinale, est sèche. Nous sommes répartis sur sept rangs, deux coupeurs par rang placés de part et d’autre de cette rangée de ceps aux pieds noueux et trapus qui caractérisent les vieilles vignes.
La vigne est palissée et bien effeuillée ce qui facilite le travail. Le sol argileux est recouvert de cailloux. Nous arrivons au bout de notre 1er rang avec un peu de retard sur les autres binômes plus affûtés. Nous prenons quelques minutes de repos, chauffés par le soleil, avant d’attaquer un autre rang. Puis c’est la pause casse-croûte de la matinée. La 2ème partie de cette matinée tarde à se terminer, il faut tenir jusqu’à midi et demi, nos estomacs crient famine.
De retour au domaine, le vin produit sur la parcelle sur laquelle nous avons travaillé est servi à l’apéro par Jean-Michel Drouin, patron du domaine. C’est un Pouilly Fuissé délicieux, puissant, fruité, ambré, bien charpenté qui titre 13°. Certains en boivent goulument comme des puits sans fond. Nous prenons place au réfectoire, je suis à une table avec Quentin étudiant en musicologie et Agathe étudiante en orthophonie, avec qui je sympathise d’emblée. Quentin présent tout au long des vendanges nous étonnera par sa capacité à ingurgiter des boissons alcoolisées, Agathe nous quitte en fin de semaine pour réintégrer la fac.
A quatorze heures nous repartons sur une autre parcelle. En fait, le vignoble des Gerbeaux est dispersé sur la commune de Solutré et nous avons des difficultés à nous repérer. Chaque parcelle a sa particularité ce qui permet des assemblages donnant des vins d’une qualité irréprochable, d’ailleurs nous apprendrons que les vins de ce domaine sont vendus avant d’être produits tant ils ont une bonne réputation. Michel qui connaît bien cette maison nous apprend que Jean-Michel Drouin rafle tous les prix attestant de la qualité de son vin.
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15.10.2009
Vendanges en Bourgogne 2009

2 / Installation et 1èrenuit au domaine des Gerbeaux
Nous sommes logés et nourris sur place, ceci vaut pour 4 d’entre nous qui venons de loin. Nous nous installons dans une pièce faisant office de dortoir, elle donne directement sur les champs de vignes.
Michel est déjà installé. Un petit lit pliant est occupé par Christophe originaire du Burkina. Le lit voisin par un autre porteur qu’on appelle Michou, reste un lit pour deux personnes : nous n’avons pas le choix, je m’installe dans ce lit que je partagerai avec mon frère Jean et ceci jusqu’à la fin des vendanges.
Cette première nuit commencent par les ronflements de Michel qui tiennent en éveil toute la chambrée. Michou qui se couche bien après nous le somme de cesser ce vacarme : bizarrement, un silence suit mais cela ne durera pas. Une petite animosité entre les deux porteurs est évidente car ils ne conçoivent pas leur travail de la même manière.
J’ai beaucoup de mal à trouver le sommeil ce qui n’est pas dans mes habitudes, les ronflements qui reprennent de temps à autre n’arrangent rien. Au matin on me dit que j’ai ronflé, donc j’ai bien fini par m’endormir à mon tour.
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24.09.2009
Vendanges en Bourgogne 2009

1 / Arrivée au domaine des Gerbeaux
Pour cette nouvelle saison de vendanges, je me rends en Bourgogne en compagnie de mon frère fraîchement retraité. Il est impatient de vivre cette expérience complètement nouvelle pour lui. Nous partons donc en milieu de semaine en empruntant les routes sans péage. Cela nous demande deux heures de plus de route mais nous ne sommes pas pressés et cela nous économise 50 euros de frais d’autoroutes.
Nous avons bien du mal à atteindre le petit village de Solutré blottit au pied du mont que Mitterand a rendu célèbre. En effet, après avoir quitté la nationale allant de Paray-Le-Monial à Mâcon, nous nous trouvons dans un réseau de petites routes sinueuses et étroites qui serpentent entre les vignobles. De bonnes âmes nous guident efficacement vers le domaine des Gerbeaux situé à l’intérieur du village.
Cette fois, il faut nous rendre à l’évidence, c’est là que notre semaine de vendanges va se dérouler. Le patron et sa famille nous accueillent dans la cour intérieure où l’activité est intense et fébrile en cette veille de vendanges.
Si je me retrouve en Bourgogne après mes vendanges désastreuses de l’an passé dans le Médoc, c’est par l’intermédiaire de mon collègue, et maintenant ami, Michel Hinot qui m’a proposé cette expérience dans une région qui m’était jusqu’alors inconnue. Ma première impression est plutôt bonne, la région est superbe. Le village de Solutré s’avère dépourvu de tout commerce, c’est une concentration de trente vignerons dont deux continuent à vendanger à la main.
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18.01.2009
Vendanges en Médoc 2008
Vendredi 16 octobre, nous commençons une demi-heure plus tôt afin de terminer pour midi et ainsi disposer de l’après-midi pour évacuer les lieux. Nous sommes déjà mi-octobre et le jour n’est pas encore levé lorsque nous nous dirigeons au lieu de rassemblement. La matinée se déroule sans enthousiasme, ces vendanges qui se sont déroulées bizarrement nous laissent perplexes et peu enclins à renouveler l’expérience. Le temps où nous prenions une photo du groupe avec le château en arrière plan est révolu ; quelques photos prises à la sauvette de l’ensemble des personnels seront les seuls souvenirs que nous emporterons avec nous.
Le repas qui nous attend nous confirme qu’il n’y aura pas de gerbaude cette année. Un apéritif nous attend qui laisse une grande place au vin rosé produit au château de Giscours. Roger Garcia qui a porté le groupe pendant toutes ces vendanges est remercié par un cadeau des vendangeurs grâce à l’initiative d’Evy qui est irremplaçable dans ce rôle. Le discours de Roger nous va droit au cœur, il est chaudement applaudi. Ardouin, nouvel administrateur de ce domaine, tient à son tour un discours qu’il ne peut achever tant il est hué, chahuté, conspué.
Cette dernière journée est ensoleillée ce qui nous permet de plier et ranger notre matériel dans de bonnes conditions. Je prends congé de tous ceux qui sont encore sur le camp et quitte le domaine vers 18h. Une longue route va me ramener en Bretagne.
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