20.11.2008
Vendanges en Médoc 2008
3– D'un arrêt de travail à l'auttre
Notre première période de vendanges s’est terminée par une pratique totalement innovante qui consiste à ramasser les grappes coupées bien avant les vendanges dans le but de permettre aux autres grappes de mûrir sans pourrir. Ces grappes qui jonchent le sol sablonneux et terreux depuis probablement deux semaines ou plus sont destinées à un « second vin » nous dit on.
Nous reprenons le travail dans des parcelles plantées de longue date de Cabernet Sauvignon aux belles grappes bien saines qui remplissent rapidement nos paniers. Les nuits étoilées et froides sont suivies de journées ensoleillées. Tout va pour le mieux jusqu’à ce que notre directeur technique, Frédéric Hardoin, nous annonce que nous ne travaillerons pas lundi prochain, nous sommes le jeudi en fin de matinée. Le ton monte dans les rangs. Pour calmer les esprits, on nous offre les repas de samedi et lundi midi. C’en est trop pour ceux qui ont d’autres projets ; une quinzaine de personnes, le 1/4 de l’effectif, décident de partir.
Pourquoi ne pas aller aider l’équipe de château Giscours appartenant au même propriétaire ? Comment se passera la Gerbaude, fête de fin des vendanges, si les deux châteaux ne terminent pas en même temps ?
Cette deuxième période de vendanges se termine par un incident inhabituel dû probablement à la mauvaise ambiance de ce travail en pointillé. Léon, un des africains, qui a reçu du raisin se rebiffe et interpelle les jeunes qui chahutent dans les rangs. Les insultes se font de plus en plus violentes et blessantes. Manon, une jeune vendangeuse, a le malheur de lui envoyer une grappe en plein visage ; il bondit, franchissant trois rangs de vignes, en sautant par-dessus les fils de fer tendus, il est sur le point de frapper Manon lorsque qu’Aurel s’interpose pour la protéger. Il prend un coup de genoux dans les côtes. Fin de la bagarre : Aurel est conduit chez un médecin qui lui donne une semaine de repos. Il s’avèrera le jour suivant, à la radio, qu’il a la 8ème côte cassée dans le dos et le cartilage abimé côté sternum.
Ainsi se termine ce deuxième épisode de vendanges, le cœur n’y est plus, ceux qui restent ont hâte que cela se termine malgré la maigre paie qui les attend.
Notre première période de vendanges s’est terminée par une pratique totalement innovante qui consiste à ramasser les grappes coupées bien avant les vendanges dans le but de permettre aux autres grappes de mûrir sans pourrir. Ces grappes qui jonchent le sol sablonneux et terreux depuis probablement deux semaines ou plus sont destinées à un « second vin » nous dit on.
Nous reprenons le travail dans des parcelles plantées de longue date de Cabernet Sauvignon aux belles grappes bien saines qui remplissent rapidement nos paniers. Les nuits étoilées et froides sont suivies de journées ensoleillées. Tout va pour le mieux jusqu’à ce que notre directeur technique, Frédéric Hardoin, nous annonce que nous ne travaillerons pas lundi prochain, nous sommes le jeudi en fin de matinée. Le ton monte dans les rangs. Pour calmer les esprits, on nous offre les repas de samedi et lundi midi. C’en est trop pour ceux qui ont d’autres projets ; une quinzaine de personnes, le 1/4 de l’effectif, décident de partir.
Pourquoi ne pas aller aider l’équipe de château Giscours appartenant au même propriétaire ? Comment se passera la Gerbaude, fête de fin des vendanges, si les deux châteaux ne terminent pas en même temps ?
Cette deuxième période de vendanges se termine par un incident inhabituel dû probablement à la mauvaise ambiance de ce travail en pointillé. Léon, un des africains, qui a reçu du raisin se rebiffe et interpelle les jeunes qui chahutent dans les rangs. Les insultes se font de plus en plus violentes et blessantes. Manon, une jeune vendangeuse, a le malheur de lui envoyer une grappe en plein visage ; il bondit, franchissant trois rangs de vignes, en sautant par-dessus les fils de fer tendus, il est sur le point de frapper Manon lorsque qu’Aurel s’interpose pour la protéger. Il prend un coup de genoux dans les côtes. Fin de la bagarre : Aurel est conduit chez un médecin qui lui donne une semaine de repos. Il s’avèrera le jour suivant, à la radio, qu’il a la 8ème côte cassée dans le dos et le cartilage abimé côté sternum.
Ainsi se termine ce deuxième épisode de vendanges, le cœur n’y est plus, ceux qui restent ont hâte que cela se termine malgré la maigre paie qui les attend.
21:04 Publié dans Dans les vignes du Seigneur | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vendanges, bordeaux, margaux, le tertre, giscours, arsac, cabernet



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Commentaires
dur dur, ça se corse dans les vignes, attention que cela ne devienne trop musclé.
Qu'est donc devenue l'ambiance des vendanges dont j'ai souvent entendu parler par des anciens ?
Ecrit par : André | 21.11.2008
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