19.02.2008

11ème Jour de Vendanges

Lundi 8 Octobre

Le temps est couvert mais enfin sec. Nous ne sommes pas mouillés par les vignes par contre la chaleur nous fait transpirer sous nos vêtements imperméables que nous avons pris l’habitude de prendre pour vendanger dans la matinée. Nous travaillons près du château, les rangs sont étroits mais l’effeuillage a été fait avec soins et les grosses grappes de merlot remplissent très vite nos paniers. Nous terminons la matinée à 10 par rang, une grosse pagaille s’ensuit et certains en profitent pour ne rien faire.

Repas : macédoine de légumes, potage au vermicelle, rôti de dinde avec pâtes au gruyère, yaourt, fruit et fromage.

Nous reprenons les rangs qui nous ont donné tant de mal samedi après-midi : petites grappes et rangs interminables. Nous en viendrons à bout dans l’après-midi. Nous avons de nouveaux vendangeurs pour remplacer ceux qui sont partis car leur congé a pris fin. Deux très jeunes filles en rupture de scolarité me paraissent très délurées, leur vocabulaire est particulièrement cru et déconcertant, il est évident que l’école était un enfer pour elles. J'apprendrai par la suite qu'elles vivent de travaux saisonniers depuis plusieurs mois.

05.02.2008

Deuxième week-end

Samedi 6 Octobre

Nous travaillons toute la journée.
Nous commençons avec un temps couvert : les rangs sont longs, le moral au plus bas. A la pause, en milieu de matinée, on nous apporte des sandwiches et du vin du château. Le moral est bien meilleur à la reprise du travail.
L’après midi est très difficile, manque d’habitude sans aucun doute, nous avons l’impression de ne pas avancer. Nous terminons la journée par un rang qui ne comporte que de petites grappes ; il nous parait interminable.

La douche du soir nous remet d’aplomb. Ce soir je vais voir un match de hand-ball à Arsac pour y voir jouer Gaëlle à qui j’ai promis de venir la soutenir. L’équipe d’Arsac dans laquelle se trouve Gaëlle gagne cette rencontre.
Ce même soir, la France gagne son match de coupe du monde de rugby contre la Nouvelle Zélande (20 à 18) ; malgré la domination des All Black, la réussite est du côté des français.



Dimanche 7 Octobre

Vers 10h, Gérard me rejoint au camping : nous avons décidé de consacrer cette journée à la tournée des caves du Médoc, Pauillac, Grand Paroissien, Saint Estèphe, Listrac Médoc.
Choisir un dimanche pour visiter des caves réserve des surprises ; porte fermée, cave désertée…… Nous réussissons malgré tout à entrer et faire nos achats comme nous l’avions prévu.
Nous déjeunons à Seyac au bord de la Gironde. Le ciel reste brumeux toute la journée.

21.01.2008

6,7,8 et 9ème jour de vendanges

Mardi 2 Octobre

Nous reprenons le travail sous un ciel couvert mais le soleil perce en milieu de matinée. L’après-midi s’annonce chaud, des nuées de moustiques nous attendent dans les vignes.

En effet, il fait très chaud cet après-midi, nous transpirons abondamment et nous nous pressons à l’arrière des remorques pour nous désaltérer. Nous sommes exténués en fin de journée, là encore la douche fait merveille.

Au repas de midi nous avions : soupe de légumes, spaghettis bolognaises, fromage, crème et banane.

Mercredi 3 Octobre

La journée est prévue maussade, mais le temps restera sec.

Avant de passer à table, Michel offre l’apéro pour ses 57 ans. Nous avons ainsi l’occasion de goutter au Bourgogne blanc ramené de ses vendanges en Bourgogne.

Repas de midi : potage aux légumes et vermicelles, grillades de porcs sur sarments de vignes (est-ce une bonne idée me dit Gérard, la vigne ayant subit de nombreux traitements), fromage (vache qui rit), crème et pomme.

Jeudi 4 Octobre

La nuit a été très agitée, Patrick, l’un des conducteurs de tracteur, employé travaillant sur la propriété depuis des années, est venu gratter à la tente pour nous inviter à boire du whisky coca. Nous terminions de manger sous la tente avec Sonia la jeune allemande. Il s’avère que Patrick est ivre et l’ambiance avec les voisins devient vite pesante. Je me défile assez vite pour aller me coucher : le boucan durera jusqu’à 1h30. Roger, le contre maître, dont le logement est très proche du campement, est obligé de donner un coup de gueule pour essayer de ramener le calme pour les soirées à venir.
La matinée commence avec les moustiques. Le soleil perce vers 10h et très vite il fait très chaud. C’est en sueur que nous allons déjeuner.

Repas : potage, pâté, bœuf bourguignon, vache qui rit, fruit, compote

L’après-midi se passe plutôt bien ; toute la journée, nous avons travaillé à 4 ou plus par rang. Nous nous retrouvons Elodie et moi avec Paul et sa femme Léontine et Clément le porteur n’est jamais loin : nous formons une belle équipe.

Vendredi 5 Octobre

Journée maussade, nos vêtements resterons humides toute la journée.

07.01.2008

Cinquième journée de vendanges

Lundi 1er Octobre

Il a plu cette nuit, au lever, je constate que les gouttes que j’entendais tomber dans la tente ont mouillé l’intérieur d’une de mes chaussures, cela me contrarie en ce début de journée et de semaine. La journée commence sous la pluie et le temps restera maussade jusqu’au soir. C’est dans des vêtements humides que nous cesserons notre travail. La douche chaude de fin d’après-midi nous redonne vitalité et enthousiasme.

Pendant la nuit nous aurons à nouveau un peu de pluie. Les moustiques sont réapparus avec le réchauffement de la température dès le dimanche soir. Ayant deux ans plus tôt vécu ces mêmes désagréments, j’ai apporté des serpentins au pyrèthre que je laisse brûler jusqu’à ce que je me mette au lit. Je dois reconnaître que cela améliore nettement le confort de ces soirées sous la tente.

29.12.2007

Week end de repos

Samedi 29 Septembre

Je pars seul à Plassac chez Jacqueline Lavergne, amie connue au Maroc, à Sidi Kacem en 1969 et 1970, période de service national actif (VSNA) où j’enseignais les mathématiques au collège El Mehdi Ibn Toumert. Je traverse la Gironde avec le bac de Lamarque à Blaye (15 euros). Nous déjeunons puis, bien que le temps soit maussade et froid, nous visitons la citadelle construite par Vauban, déambulons dans les rues de Blaye où Jacqueline me montre son collège et le Lycée où travaillait Jacky son mari décédé d’une rupture d’anévrisme dans un rein. Je rentre au campement en passant par Bordeaux. Les travaux à l’entrée de Bordeaux m’égarent une fois de plus dans Lormont où je peine à retrouver ma route.

Dimanche 30 Septembre

Une fois de plus, je me rends seul à l’invitation de mes amis d’Arsac. Nous réactivons nos souvenirs communs de l’époque où nous habitions Bouaké en Côte d’Ivoire (années 1983 à 1991), nous étions alors assistants techniques pour le ministère de l’éducation de Côte d’Ivoire. Le repas est frugal, Françoise n’a jamais aimé cuisiner. Je regarde seul le match de rugby France/Géorgie car Raymond ne déroge pas à sa sieste après le déjeuner.

19.12.2007

Quatrième journée de vendanges

Vendredi 28 Septembre

Fin de nuit très fraiche (6° au thermomètre), ciel dégagé, pleine lune au-dessus du château, lever du soleil sur les vignes. Nous commençons dans une parcelle au-delà du château, je fais toujours équipe avec Elodie. Les pauses entres les rangs sont longues, le chais doit être à la bourre.

Repas de midi : potage aux légumes moulinés et vermicelles, macédoine de légumes, truite saumonée avec du riz, fromage, compote de pomme, banane puis café.

L’après-midi, nous travaillons de l’autre côté du ruisseau qui borde notre campement, il fait chaud et l’ambiance est décontractée en cette fin de semaine. Paul et Clément discutent rugby avec Gérard, je les écoute d’une oreille distraite: l'équipe de France ira-t'elle en demie finale?

09.12.2007

Troisième journée de vendanges

Jeudi 27 Septembre

Nuit paisible, un peu de vent en début de nuit puis tout se calme jusqu’au matin. Le matelas tient gonflé, nuit beaucoup plus reposante. Lever avec la pleine lune au dessus du château dans un ciel dégagé.

Nous commençons à travailler derrière le château et ceci jusqu’à midi. La cadence est très décontractée : longues pauses en bout de rangs puis un arrêt pour cause de saturation au chais.

Repas de midi : potage à la tomate et aux vermicelles, bœuf bourguignon avec une grosse pomme de terre bouillie, fromage, fruit, crème et café.

Nous reprenons dans une parcelle située au delà du ruisseau et nous terminerons par la parcelle contigüe au terrain de camping d’où les quolibets sur nos voisins et leurs 7 chiens (crottes, pipis).

Une petite parenthèse pour brosser un tableau succinct de notre campement.

Je n’ai pas encore parlé de nos voisins immédiats, deux tentes, celle de Clément et Sylvie puis celle de Jean-Lou. Ils s’étaient aménagés un abri sous une bâche tendue devant leurs tentes mais la pluie et le vent ont tout emporté dès la première nuit, une deuxième tentative se termine de même. Ils doivent prendre leur repas assis sur une planche posée sur deux cailloux et une caisse retournée servant de table. Je les plains, surtout le matin au petit déjeuner alors que tout est humide et froid.

Près de la caravane de Giula, d’autres tentes se sont montées occupées par Gary, Michaël, Romain l’insolent, Kim et Bruno, un couple belge très sympathique, Eric qui fume sans modération, Mélodie une métisse toute frêle.
Sonia la jeune allemande, de Nuremberg en Bavière, a planté sa tente un peu au dessus de cet ensemble de petites tentes qui se montent toutes seules. Vincent le cheminot est installé au niveau de Sonia. Un espace suffisant a permis l’implantation d’un feu qui chaque soir donne vie aux soirées plutôt fraiches.

Evelyne (dite Evy) et sa copine Martine sont installées dans la partie basse du terrain au niveau des camions disposés en cercle. Evy a un fourgon aménagé, Martine dispose d’une petite tente. Elles prennent leurs repas ensemble dans le réfectoire, souvent en compagnie des jeunes qui goutent le confort de l’endroit.

Près de l’habitation des Garcia, Gérard et Didier sont plus confortablement à l’abri dans une caravane pour Gérard et un camping-car pour Didier. Nous ne les voyons que très rarement car Gérard a sa copine Valérie qui travaille au chais. Je me retrouve ainsi souvent seul, Olivier allant volontiers se réchauffer près de l’un des feux. Je suis gentiment invité par mes voisins les Vikings avec qui je m’entends bien mais j’accède modérément à leurs invitations car ils boivent énormément et fument tant et plus. Un soir Xavier m’a donné à gouter de l’absinthe qui est un alcool très fort (70°), les effets se sont manifestés très vite dans ma tête, je suis rentré sans tarder me coucher, c’était une expérience très bizarre mais qui ne m’a pas empêché de dormir paisiblement.

28.11.2007

Deuxième jour de vendanges

mercredi 26 Septembre

Cette nuit, la pluie est tombée drue dès 3 ou 4h du matin. Bien au chaud dans mon duvet sur mon matelas gonflé, je ne bouge pas, je suis à l’écoute et inquiet car la tente a peu servi mais elle date (20 ans). Cette pluie dure 1h, 1h30, peut être plus. J’entends des gouttes tomber sur le tapis de sol de l’entrée à une cadence plus ou moins rapide suivant l’intensité de la pluie. Olivier s’agite puis se lève : il doit se faire un en-cas car cela dure assez longtemps. Puis tout se calme, nous continuons notre nuit rassurés.

A la reprise du travail, Olivier demande à couper car l’expérience d’hier l’a épuisé. Toute la journée se passe sans pluie, le ciel est menaçant mais le vent chasse les nuages. La fin de l’après midi se passe sous le soleil.

A peine rentré, Olivier se met au lit. Je vais à Castelnau pour quelques courses et du carburant. Je passe la soirée seul.

Au menu de ce midi : salade de tomates, poulet rôti, purée de pommes de terre, yaourt, fruit et café.

14.11.2007

Premier jour de vendanges

Mardi 25 Septembre

Lever 7h, nous prenons nos marques : toilette, petit déjeuner, tenue de travail.
8h, signature des contrats de travail. La pluie nous surprend alors que nous allons commencer la première journée de travail. La pluie dure et nous perturbe une bonne heure puis cesse, le ciel reste couvert et menaçant mais un petit vent frais nous sèche lentement.

Je retrouve Paul et sa femme Léontine qui habitent les environs de Bordeaux et sont d'origine congolaise, Gérard, retraité SNCF et sa copine Valérie. Je fais la connaissance d’ Elodie, 24 ans, qui me fait quelques confidences: elle a obtenu récemment son diplôme d’ingénieur en mécanique des fluides, elle espère trouver du travail dans l’aviation. Elle vit chez ses parents qui habitent Arsac. Nous sympathisons et nous retrouvons face à face dans les rangs de vignes, notre binôme durera jusqu’à la fin des vendanges. Nous arrivons ainsi à l’heure du repas, nous avons un répit d’une heure trente.

Au menu, potage puis pot-au-feu, fromage, fruit, yaourt puis café. Nous buvons rouge et rosé du château.

L’après midi commence sous le soleil. Nous sommes dans une parcelle près du château, au fond, sur la droite. En milieu d’après midi la pluie revient, cela ne dure cependant pas. Nous terminons la journée au milieu d’un rang que nous reprendrons demain. Olivier a travaillé toute la journée comme porteur, tiendra t' il ? Nous le saurons demain.

07.11.2007

Vendanges 2007 en Médoc

Comme en 2005, je choisis de participer aux vendanges au Château Du Tertre près de la petite ville d’ Arsac où habitent nos amis Ebrard. Cette fois, mon fils Olivier m’accompagnera. Nous emportons notre grande tente à lourde armature qui nous assurera un minimum de confort. Le début des vendanges se fera le mardi 25 septembre. Je compte bien y retrouver quelques uns de mes amis.

Lundi 24 Septembre

Départ de la maison à 8h30, arrivée au château à 16h. Nous avons eu de la pluie de Nantes à Bordeaux, parfois si drue que j’ai failli m’arrêter sur le bas côté tant la visibilité était nulle. Le terrain destiné au camping est déjà bien occupé. Nous installons notre tente au dessus du campement d’un groupe de 4 camions disposés en cercle comme au Far West , des chiens aux gueules patibulaires jouent en liberté. Je retrouve Roger Garcia qui sera notre chef, il me fournit vaisselle couverts et casserole que j’ai oubliés. Patrick est aussi présent, il m’offre un verre de rosé et me donne des infos sur les gens recrutés.

Nous nous installons sur une herbe encore mouillée mais il ne pleut pas. Nous faisons connaissance avec nos voisins qui vont de travaux saisonniers en travaux saisonniers : Marie et Benoît, Xavier et Mado, Ludo et Gaëlle, Marika et Zaza, Julien. Je revois Giulia et sa sœur ainsi que Malika à la crinière triomphante.

La nuit est calme et fraiche, mon matelas se dégonfle petit à petit, je passe la moitié de la nuit à-même le sol.